Professionnels des espaces verts moteurs 2 temps et intérêt des révisions et de l’entretien

20 sept.
Professionnels des espaces verts          moteurs 2 temps et intérêt des révisions et de l’entretien

António Jimenez Alvarez connaît bien les moteurs. Sa société de mécanique AgroMotions, en Andalousie, Espagne, vend et répare des machines de jardin et des équipements agricoles. Depuis 2015, António est également partenaire Pièces Kawasaki d’origine. C’est sa passion pour les moteurs de moto qui l’a orienté au départ vers cette activité. Il y a acquis une expérience étendue, dont vous pourrez vous rendre compte au travers de son interview ci-dessous.Alvarez knows a lot about engines.

Dans cet article, António nous présente son entreprise, le rôle de l’entretien dans le maintien de la rentabilité et la récente déferlante d’intervenants non qualifiés sur le marché de l’entretien et des réparations. Il évoque également l’évolution qu’il a constatée dans le secteur des machines de jardin et agricoles professionnelles, puis livre quelques conseils pour l’entretien des moteurs 2 temps.

À propos d’AgroMotions

 

Racontez-nous brièvement votre travail

Je suis mécanicien. J’interviens dans les secteurs du jardinage et de l’agriculture, où je vends et répare des machines à moteur 2 et 4 temps.

Décrivez votre journée type

J’accueille les clients, je les écoute, je répare leurs machines, je cherche des pièces, je facture, j’envoie des e-mails, tout. Mon atelier de réparation est tout petit, mais j’ai beaucoup de travail. Mon activité est indépendante et très limitée, et je n’ai aucun salarié.

J’ai appris que vous êtes passionné de moto. Comment en êtes-vous arrivé à la mécanique ?

J’ai commencé avec la compétition. Je réparais mes propres motos en amateur. J’ai acquis les compétences pour travailler sur des moteurs à essence et finalement, j’ai décidé d’ouvrir mon propre atelier.

Votre entreprise se porte bien. Depuis combien de temps travaillez-vous dans ce secteur ?

J’ai commencé dans la mécanique industrielle en 1997. Je travaillais comme ouvrier qualifié chez Siemens, dans son usine de production de composants. Après 10 ans, j’ai travaillé chez Finance Auto, le concessionnaire Caterpillar espagnol, en tant que technicien de maintenance pendant cinq ans.

Ensuite, j’ai créé ma propre société, qui tourne depuis six ans maintenant.

Quels sont vos produits phares ?

Les moteurs 2 temps Kawasaki Engines pour débroussailleuses. Les modèles TJ45 et TJ53 sont ceux que je vends le plus. Mes préférés sont le TH48, le TD40 et le TJ53.

Il existe une multitude de moyens de promotion marketing sur les réseaux sociaux. Comment vous faites-vous connaître ?

En tant que propriétaire d’une TPE, j’utilise autant d’outils que je peux.

Je gère mes comptes de réseaux sociaux moi-même, mais je ne peux pas y consacrer autant de temps que je voudrais.

Depuis peu, j’invite les gens à me laisser des avis Google. La plupart des mécaniciens ne se préoccupent pas de ce genre de choses. Je demande à mes clients de raconter leur expérience et de donner leur opinion, qu’elle vale une ou cinq étoiles. Pour moi, c’est très important qu’ils le fassent.

Kawasaki Engines et vous

Pourquoi appréciez-vous tant les moteurs Kawasaki ?

Les moteurs Kawasaki sont d’un très bon rapport qualité-prix. J’essaie toujours de vendre des moteurs Kawasaki Engines à mes clients, car c’est une marque remarquable, qui possède de nombreux avantages par rapport à d’autres marques.

Y a-t-il beaucoup de jardiniers et d’agriculteurs qui utilisent des moteurs Kawasaki en Espagne ?

Beaucoup d’entreprises comme la mienne sont associées à d’autres marques, car elles sont beaucoup plus faciles à vendre. Non pas parce qu’elles sont meilleures, mais parce que le marketing autour de ces marques est beaucoup plus visible. C’est ce qui me complique la tâche pour vendre des moteurs Kawasaki Engines, même s’ils sont plus performants.

Des marques comme Viking, Toro et Weibang utilisent des moteurs Kawasaki dans leurs tondeuses et autres machines, et je peux les vendre, car les gens connaissent ces marques.

Je travaille avec un distributeur espagnol depuis six ans, et depuis, j’essaie de promouvoir les avantages de Kawasaki Engines. Je suis très fidèle à la marque !

Quelle est la différence fondamentale entre un moteur Kawasaki et un autre moteur ? Pourquoi le public devrait-il en tenir compte ?

Les moteurs Kawasaki sont très puissants et d’une fiabilité à toute épreuve. Ce sont des moteurs professionnels de grande qualité et surtout, ils sont plus économiques que d’autres marques par leur rapport qualité-prix. Par exemple, le coût d’un moteur Stihl 4-MIX sans accessoire, sur une débroussailleuse FS130, est plus élevé que le moteur Kawasaki TJ27.

Ça les rend aussi plus compétitifs à la location.

Qu’est-ce que Kawasaki Engines pourrait améliorer ?

Kawasaki Engines pourrait proposer un kit de maintenance préventive spécial pour chaque moteur. Chaque kit pourrait contenir un filtre à air, un filtre à carburant et une bougie. Tout ce que j’aurais à faire serait de les monter. S’ils existaient, je sais que je pourrais les vendre.

Moteurs 2 temps

Depuis quand êtes-vous sur le créneau des machines à moteur 2 temps Kawasaki ?

Six ans, depuis que j’ai créé mon activité. Depuis que j’ai pris contact avec Motogarden, le distributeur Kawasaki Engines en Espagne, avec qui j’ai d’excellentes relations.

À qui vendez-vous principalement des machines 2 temps ?

Dans ma région, il y a beaucoup de sociétés de défrichage. De nombreux professionnels viennent me voir avec leurs machines, dont environ 80 % sont équipées de moteurs 2 temps.

La plupart des moteurs 2 temps ont une durée de vie de trois ans et sont soumis à un usage intensif pendant cette période. Avez-vous des conseils à donner pour accroître leur durée de vie et en tirer le maximum de productivité avec la meilleure valeur ajoutée ?

La maintenance préventive. Elle est essentielle pour maintenir un moteur en bon état.

En l’absence de maintenance préventive, on passe à la maintenance corrective. Et si on ne fait ni l’un, ni l’autre, on en arrive aux réparations. Dans ce dernier cas, certaines réparations ne sont pas rentables pour ce type d’équipement. Leur coût est trop élevé.

Je propose à mes clients deux possibilités : réparer la machine ou la remplacer par une neuve. En fonction de l’état du matériel, le remplacement est souvent la meilleure option. Si le moteur est toujours sous garantie d’origine, je remplace gratuitement la machine par une neuve. Parfois, le problème est si minime que je ne le facture même pas. C’est juste un réglage. Mais en parallèle, je propage l’idée que l’entretien n’est pas aussi cher qu’on pourrait le craindre.

Je conseille donc de prendre soin du moteur pour éviter de perdre du temps et de dépenser en réparations généralement évitables.

Les utilisateurs entretiennent-ils leurs machines pour les maintenir en bon état fonctionnel ?

Malheureusement, la maintenance préventive n’est pas dans la culture espagnole, dans ce secteur au moins. Mes clients viennent généralement me voir lorsque leur machine est déjà défectueuse. Je leur dis toujours de venir dès qu’un bruit ou quelque chose semble anormal et de ne pas forcer sur la machine. Parfois, il suffit de changer le filtre à air ou l’embrayage.

D’après mon expérience, les professionnels sont plus méthodiques. Ils connaissent les machines et savent qu’ils doivent me les amener avant que le problème empire. Les non-professionnels ne viennent me voir que lorsque leur machine ne fonctionne plus du tout.

Mon métier tient autant de la pédagogie que des réparations ! L’explication des termes techniques est particulièrement utile à mes clients, même internationaux. Ils l’apprécient vraiment. Mais peu d’entreprises le font, et le client ne comprend pas de quoi il retourne. Les clients préfèrent venir chez moi parce que je les aide à comprendre ce qui se passe vraiment avec leur machine.

Les moteurs Kawasaki sont de très bonne qualité, pour un excellent rapport qualité-prix. Ils encaissent bien mieux que d’autres marques et leur durée de vie est plus longue. Mais tout ça ne doit pas empêcher l’utilisateur d’en prendre soin !

Entretien des machines de jardin

Quels sont les principaux atouts nécessaires à l’entretien et la réparation des moteurs ?

Les compétences. Si on ne connaît pas les moteurs, on ne peut pas les réparer. Il faut également avoir des notions de physique et de chimie. De plus, ce n’est pas parce qu’une machine ne marche pas qu’elle est cassée. Par exemple, la panne peut venir simplement d’un rapport de compression trop faible.

Quelle est l’importance de s’approvisionner en pièces d’origine du fabricant pour les réparations ?

D’abord, je dois être sûr que je recevrai mes pièces quand je les commande. Ensuite, ces pièces doivent être de bonne qualité et accomplir leur fonction comme prévu. Sinon, les machines passent plus de temps en réparation, tombent en panne plus rapidement, et les clients n’aiment pas ça !

Pour fournir les pièces détachées, le fabricant doit être rapide et fiable. Un jardinier ne peut pas laisser un jardin à l’abandon pendant 12 semaines. Il a besoin de sa machine, donc il me faut les pièces rapidement pour que je la remette en service sans tarder. S’il n’a pas sa machine, il peut perdre le client, et s’il n’est pas payé, je ne suis pas payé non plus.

Quelles sont les pièces détachées dont vous ne pouvez pas vous passer ?

Filtres à air, filtres à gasoil, bougies et embrayages. Ce sont les pièces que j’utilise le plus.

État des lieux de l’activité jardinage

Comment se porte l’activité en ce moment (mi-2021) pour les agriculteurs et les professionnels de l’entretien des pelouses ?

Les jardiniers ont connu des hauts et des bas avec la pandémie. Dans ma région, l’activité est concentrée autour des parcs, des hôtels et des espaces communs. Quand tout a fermé, la quantité de travail a diminué. Les choses se sont normalisées à la réouverture.

L’activité agriculture a beaucoup progressé en 2020. Beaucoup de gens des villes se sont relocalisés à la campagne pour avoir plus de liberté et de sécurité, car l’environnement y était plus sain.

L’activité s’est maintenant stabilisée. L’année prochaine devrait renouer avec la croissance. Car les gens devront faire réviser et réparer les équipements neufs qu’ils ont achetés.

Comment a évolué le secteur des machines de jardin et agricoles depuis que vous avez commencé ?

Les jardiniers professionnels investissent dans des matériels et des machines plus spécialisés. Avant, ils avaient une seule machine pour accomplir plusieurs fonctions. De plus en plus, ils achètent des machines spécialisées pour des travaux particuliers. Le travail est plus efficace, prend moins de temps et il est plus rentable.

Je constate la même chose dans l’agriculture, mais dans une moindre mesure, car l’évolution se fait par étapes. Les jardiniers travaillent chez beaucoup de clients, tandis que les agriculteurs s’occupent de leurs propres champs. Les jardiniers doivent donc trouver un moyen d’être productifs sur une diversité de tâches, tandis que les agriculteurs peuvent être plus méthodiques et organisés.

Quelles sont les plus grandes difficultés dans votre activité ?

En Espagne, le public ne connaît pas Kawasaki Engines. Une autre marque peut très bien être plus chère sans être aussi performante, mais si elle a une forte présence marketing, le magasin n’a même pas à convaincre les clients de l’acheter. Si un client connaît une marque, il y reste fidèle.

Je dois convaincre mes clients d’acheter des machines à moteur Kawasaki. Je suis honnête et je leur dis la vérité, et donc ils finissent par comprendre l’intérêt d’acheter Kawasaki. Mais ce serait plus facile si Kawasaki Engines investissait davantage en marketing ici en Espagne.

Quels sont les grands problèmes de votre secteur dans votre région ?

En Andalousie, il y a beaucoup d’« intrusion professionnelle », c’est-à-dire des gens ni agréés ni qualifiés, mais qui trouvent du travail et se font payer, souvent beaucoup moins cher que des professionnels agréés. On aboutit à des résultats médiocres et à une forte pression sur les prix. Ils peuvent se faire payer moins car ils achètent des pièces bon marché.

Les ateliers professionnels de réparation et de maintenance doivent facturer davantage pour offrir un service de qualité. De leur côté, les non-professionnels doivent économiser pour proposer un service moins cher que celui d’un professionnel.

C’est un problème très grave pour notre activité, car ils soutirent du travail aux vrais professionnels. Les clients en subissent aussi les conséquences, car ils n’ont pas un service de qualité. Leurs machines tombent plus souvent en panne ou ne sont pas bien révisées. En dernier ressort, ils viennent me voir une fois que les dégâts sont là. Au final, ils paient le double pour un problème facilement rectifiable pour moins cher dès la première visite.

Quels conseils donneriez-vous à un nouvel agriculteur ou jardinier ?

D’acheter des machines professionnelles de qualité. Évidemment, je recommande les machines à moteur Kawasaki, une des meilleures marques du marché.

Et aussi, de faire appel à des professionnels qualifiés. Ne laissez pas des amateurs réparer vos machines. Allez voir un professionnel qui sait ce qu’il fait pour qu’un problème n’empire pas avec le temps.

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